Le live shopping prend de l’ampleur en Europe. Whatnot, plateforme américaine spécialisée dans la vente en direct, vient de lever 545 millions de dollars, portant sa valorisation à 20 milliards. Derrière ce financement, un format qui mélange vidéo, enchères et échanges avec le vendeur, et qui cherche désormais à gagner du terrain en France.
Une vente en ligne qui remet le vendeur au premier plan
Le principe tranche avec celui d’une marketplace classique. Sur Whatnot, le vendeur lance un direct depuis son téléphone, présente ses produits et répond aux questions au fil de la session. Les acheteurs peuvent enchérir ou acheter immédiatement sans quitter le live.
Née autour des cartes à collectionner et des objets de passion, la plateforme a depuis élargi son terrain de jeu : mode, sneakers, sacs, bijoux, beauté ou électronique. Selon Whatnot, 650 000 nouveaux utilisateurs rejoignent désormais le service chaque semaine. Le nombre de vendeurs ayant dépassé un million de dollars de ventes cumulées aurait, lui, plus que doublé en un an.
Ces chiffres sont ceux communiqués par l’entreprise et doivent être lus comme tels. La nouvelle levée de fonds donne néanmoins une indication assez nette : le live commerce n’est plus seulement une expérimentation réservée aux réseaux sociaux.
La mode devient un terrain de conquête
La France fait partie des marchés visés. Jusqu’au 31 août, Whatnot applique une commission de 0 % aux vendeurs de mode installés en France et en Belgique, hors frais de traitement des paiements. L’opération couvre notamment l’habillement, les chaussures, les sacs, les bijoux et la beauté.
Le format emprunte finalement beaucoup au magasin. Il faut montrer une pièce, en préciser la coupe ou l’état, répondre à une hésitation, parfois raconter ce qui la distingue. Là où le commerce en ligne classique a cherché à automatiser une grande partie du parcours, le live remet de l’humain au milieu de l’écran.
Un format à observer pour les indépendants
Tous les commerces ne se prêteront pas à l’exercice. Passer en direct demande du temps, une certaine aisance et des produits qui gagnent à être montrés ou commentés. La mode, la collection, la seconde main ou certains univers spécialisés semblent naturellement mieux armés.
Pour un détaillant indépendant, il n’est donc pas question de considérer le live shopping comme un passage obligé. Mais le phénomène mérite d’être regardé de près. Il montre qu’après des années consacrées à fluidifier et automatiser l’achat en ligne, une partie du commerce numérique cherche de nouveau à recréer ce qui fait aussi la force d’une boutique : la conversation avec le vendeur.
EcommerceMag — Live shopping : Whatnot lève 545 millions de dollars
Whatnot — présentation du service pour les vendeurs en France
Whatnot — offre dédiée aux vendeurs Mode en France et en Belgique

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